Site du Vice-Rectorat des îles Wallis et Futuna
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Aperçu Géographique

Situation

Wallis et Futuna appartiennent à un ensemble d’îles (Fidji, Samoa, Tonga) se déployant à la limite de la Polynésie et de la Mélanésie (Papouasie, Salomon, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie) qui constitue l’Océanie polynésienne.

- Wallis : 13°16 de latitude sud, 176°10 de longitude ouest.
- Futuna : 14°14 de latitude sud, 178°07 de longitude ouest.

Les deux îles sont distantes d’environ 240 km.
Les plus proches voisins de Wallis et Futuna sont les archipels des Samoa Occidentales à l’est et les îles Fidji au sud-ouest, respectivement distants de Wallis de 370 et 650 km. La Nouvelle-Calédonie se trouve à 2 134 km au sud-ouest de Wallis et la Polynésie Française à 2 891 km à l’est. Les décalages horaires donnent une autre expression des distances : le Territoire compte 11 heures d’avance sur la métropole en hiver (10 heures en été), 1 heure d’avance sur la Nouvelle Calédonie, 2 heures d’avance sur Sydney. La ligne de changement de date (méridien 180°) fait à hauteur de Wallis un crochet à l’est, incluant ainsi dans le même fuseau horaire Wallis, Futuna, les îles Fidji, Tonga. et Wellington la capitale politique de la Nouvelle Zélande Cette mesure artificielle prise en 1926 permet aux îles Wallis et Futuna d’avoir la même date que la Nouvelle-Calédonie, territoire avec lequel se fait l’essentiel de ses communications.

Relief et végétation

Wallis est une île de 77,9 km2 protégée par un récif corallien (coupé de quatre passes) cernant un lagon de 5 km dans sa plus grande largeur, agité par des marées semi-diurnes (2 pleines mers et 2 basses mers par 24 heures). Wallis est dépourvue de réseau hydrographique. Sur le récif ou à l’intérieur du lagon, on compte une dizaine d’îlots coralliens (motu) ou volcaniques, tous dépourvus d’habitat permanent mais où se rendent les habitants de l’île principale (Uvea) pour leurs loisirs. Le relief est peu marqué (point culminant : Mont Lulu, 151 m). Les cônes volcaniques forment des collines dans le centre et le sud de l’île. Des coulées de lave se sont largement étendues au Nord, formant de vastes surfaces planes. Il existe plusieurs lacs de cratère, dont le lac Lalolalo, de 400 m de diamètre. Le sol rougeâtre, de caractère latéritique, riche en oxyde de fer et en alumine, pauvre en azote et en phosphore, est peu fertile. La végétation se résume à un maquis clairsemé (« toafa ») où dominent casuarinas, pandanus et fougères. Dans le cadre de son programme d’introduction de nouvelles essences, le service de l’Agriculture, de la Pêche et de la Forêt a planté depuis 1972 près de 400 hectares de pin des Caraïbes, que l’absence de scierie empêche de faire fructifier correctement (bois de charpente et bois de coffrage importés en totalité). Des essais sont pratiqués par ce service pour améliorer la fertilité des terrains du nord de l’île. La partie sud a conservé quelques lambeaux de la forêt originelle née sur les sols volcaniques issus d’une seconde phase éruptive (région des lacs de cratère). La frange littorale, de nature calcaire, s’est constituée à partir de sédiments coralliens ; avec la zone sud, c’est la zone la plus fertile (arbre à pain, igname, kape, taro, manioc, ananas, mangue, papaye). La cocoteraie, détruite par l’oryctès en 1931, est en voie de régénération.

Futuna et Alofi constituent l’archipel dit « des Horn » et sont situées à 240 km au sud-ouest de Wallis. Ayant subi un soulèvement récent, les reliefs y sont vigoureux (point culminant sur Futuna : Mont Puke, 524 mètres). En raison de la proximité de la zone de fracture nord fidjienne (l’une des plus actives du globe sur le plan tectonique, entre les plaques australienne et pacifique) et de l’existence d’une faille passant par Futuna et Alofi, ces îles sont parfois touchées par des séismes superficiels (le dernier datant du 13 mars 1993, d’intensité 6,5 sur l’échelle de Richter). Hormis quelques petites plaines littorales, les côtes sont abruptes. Futuna (63 km2) est constituée d’un plateau (s’élevant progressivement vers le mont Puke) entaillé de petites vallées, au sol rouge peu fertile, semblable à celui du toafa de Wallis. La forêt (25% de l’île) a survécu sur les hauteurs. La population et les cultures occupent l’étroite plaine côtière. Alofi (21 km2) est séparée de Futuna par un chenal d’1,7 km dans sa plus faible largeur. Cette île n’est pas habitée en permanence mais chaque jour des Futuniens s’y rendent afin de cultiver leurs champs. Un plateau de 150 à 200 mètres d’altitude s’étale autour du mont Kolofau (417 m) et porte une belle forêt primaire (2500 hectares au total des deux îles) qui est la réserve de bois des Futuniens.

Climat

La chaleur constante et le fort taux d’hygrométrie sont les caractéristiques essentielles du climat, favorisant une végétation exubérante mais parfois rude pour les hommes surtout s’ils sont affectés de rhumatismes. L’amplitude thermique annuelle est faible (27° pour la moyenne du mois le plus chaud, 25° pour la moyenne du mois le plus « froid ») ; les variations diurnes sont faibles (de l’ordre de 5° au plus). Les précipitations sont importantes (3 à 4 mètres par an) et assez bien réparties ; le taux d’humidité avoisine les 80% soit 24,3 grammes d’eau par m3 à une température de 30°.
La période de novembre à avril est celle de la saison chaude et pluvieuse, avec des vents en général faibles ou inexistants. C’est aussi la période des cyclones (risque cyclonique « faible à modéré » selon Météo France). De nombreuses dépressions se forment dans la région mais rares sont celles qui se creusent suffisamment pour causer de gros dégâts ou engendrer des cyclones. Depuis 1970, une douzaine de dépressions tropicales fortes ou cyclones ont toutefois touché le territoire : le plus violent, (Raja en décembre 1986) s’accompagnait de rafales atteignant 137 km/h. Les mois de mai à octobre représentent les mois (légèrement) plus frais et (légèrement) moins humides (août, le mois le moins arrosé, reçoit tout de même 134 mm de pluie). Durant l’hiver austral, les alizés donnent une agréable sensation de bien-être. Futuna, au contact direct de l’océan, bénéficie de brises rafraîchissantes

Faune

La faune terrestre est très réduite : en dehors des animaux domestiques (chiens, chats) ou de ferme (cochons notamment, très présents en liberté), on remarque principalement quelques oiseaux (râles, pigeons) et lézards. Quelques meutes de chiens retournés à l’état sauvage sont aussi présentes sur le territoire. Les jardins sont parfois dévastés par les escargots. Les insectes sont très présents, notamment les moustiques ; ils peuvent être porteurs du virus de la dengue, qui provoque une forte fièvre difficile à combattre (avec les symptômes de la grippe) .Les épidémies peuvent toucher une île ou un archipel sans se développer sur une autre ( exemple de 2002 : Nouvelle Calédonie et Polynésie touchées mais pas Wallis). Si certains insectes sont de taille (cafards, araignées), aucun n’est dangereux. Ni scorpion ni serpent.

La faune marine est bien plus riche. Les poissons du lagon ou de l’océan ne sont pas porteurs de la « ciguaterra » (gratte) fort répandue en Polynésie Française et en Nouvelle-Calédonie et peuvent donc être consommés sans problèmes dès leur sortie de l’eau. Dans le lagon vivent quelques poissons venimeux comme la raie pastenague ou le poisson pierre (ce dernier étant toutefois nettement moins fréquent qu’en Polynésie). Malgré leur caractère venimeux, ces poissons ne sont pas agressifs a moins qu’ils ne soient surpris. Il est recommandé de se baigner avec des chaussures d’eau, ne serait-ce que pour se protéger du corail très coupant mais aussi pour se proteger des raies dormant dans les bancs de sable. La nage (avec palmes, masque et tuba) au « tombant » (limite du platier) est l’occasion d’un spectacle magnifique (coraux, poissons).

Mise à jour : 21 avril 2010