logos de la République française, et du vice-rectorat

Vous êtes ici: Accueil > Vice-Rectorat > Actualités

Journée du patrimoine à Futuna le 20 octobre 2013

Une première à Futuna

Une matinée culturelle et festive

- Dans le prolongement du travail mené pendant toute l’année, la classe « Patrimoine » du collège de Sisia a organisé, le dimanche 20 octobre, avec le concours de la chefferie d’Alo, du service culturel, des parents d’élève, le GIE artisanal d’Alo et l’association des jeunes d’Alo, , une journée Patrimoine. Cette manifestation est une première pour le territoire. Elle marque la volonté de mettre en avant une culture vivante et authentique. Elle participe de l’enrichissement de chacun et souligne la diversité culturelle du monde océanien francophone.
- La journée a débuté par une messe en la cathédrale d’Ono suivie d’un kava en présence des autorités coutumières et des représentants de l’État, du vice rectorat et des élus territoriaux.
- Après ces salutations cordiales et protocolaires tout le monde s’est retrouvé autour d’un petit-déjeuner offert par le collège de Sisia.
- Une fois restauré, le public a pu assister à la préparation d’un umu traditionnel et s’adonner à divers ateliers (tressage de panier, d’éventail, confection de collier en fleurs, de colliers en coquillages). Les petits fale installés pour l’occasion n’ont pas désemplis. Les gens ont manifesté un vif intérêt pour l’artisanat. Les femmes du GIE de l’artisanat d’Alo et celles de l’association « lutter contre la vie chère » ont réalisé une exposition au cours de laquelle on pouvait acquérir, notamment de magnifiques tapa.
- Pendant ces activités, de l’autre côté de la route en bord de mer, les parents d’élèves, les jeunes de l’association d’Alo et les élèves s’activaient pour le umu. Dans le respect de la tradition, ils ont préparé le sua – mets traditionnel réalisé à l’occasion d’une réunion des chefs coutumiers – d’autres mets à base de poisson et de lait de coco, de poulet et de cochon. Cet atelier du umu a suscité l’engouement du public qui a remarqué le caractère physique de ces préparations, ce qui explique que traditionnellement ce sont les hommes qui cuisinent.
- Une fois le four enterré, a débuté le concours de tressage de panier en palme de cocotier. Les élèves ont formé une ligne face au fale des chefs : on pouvait ainsi lire de manière symbolique le regard des anciens sur la nouvelle génération. La transmission du patrimoine semble assurée. Malgré les averses, les élèves ne se sont pas déconcentrés et ont terminé avec brio le concours. Plus physique, le concours de débourrage de noix de coco a suscité l’admiration des spectateurs devant la dextérité des élèves. Chacun dans le public avait son favori et l’encourageait avec enthousiasme. La ferveur des parents et leurs clameurs sous l’averse drue donnaient à la scène un caractère suranné et surréaliste.
- Les élèves se sont mis en place face au fale de la chefferie pour jouer deux saynètes : la légende du bananier et la découverte de Futuna par les navigateurs hollandais Shouten et Lemaire. On croisait ainsi un regard légendaire issu de l’imaginaire collectif et un point de vue historique bâti à partir du journal des navigateurs. Les parents ont grandement contribué à la réussite de ces deux représentations à travers la réalisation des costumes.
- On peut encore souligner l’implication des parents dans la confection du repas traditionnel offert aux différents convives, la chefferie, les représentants de l’état, du vice rectorat, les professeurs, les membres du service culturel, etc.
- Au cœur de la coutume et de la tradition
- La journée s’est clôturée le soir par un tauasu en la présence des chefs, des différents représentants des corps de l’État et des conseillers territoriaux. Le tauasu s’est ouvert avec la cérémonie du kava, ont suivi des chants traditionnels et les danses réalisées par les élèves. Les remerciements protocolaires ont clôturé le tauasu et cette journée du patrimoine qui sans conteste a été un grand succès qu’à l’unanimité, l’ensemble des participants souhaiterait pérenniser. D’ores et déjà, le vice rectorat représenté par le secrétaire général et le directeur de l’enseignement secondaire, le sa’atula, le délégué, le service culturel ont pris rendez-vous pour l’année prochaine.

Mise à jour : 24 octobre 2013

Imprimer la page Modifier la taille des caractères Modifier la taille des caractères